Il fut un temps où ses habits étaient moins grands. Une époque durant laquelle, il n’était qu’un enfant. Tout commença, le jour où on coupa son cordon. Il ignorait, alors, l’ampleur de cet incident. Il était tout banalement inconscient, certains disent même que vu son âge, il est innocent. Mais aussitôt que la vie lui ouvrit ses portes, on le condamna instantanément. Donner de son âme, suer. Bâtir son propre empire et se surpasser. Ainsi fut sa destinée. La vie l’a rapidement jugé coupable sans même lui donner la chance de se justifier. Il devait souffrir et travailler afin d’éviter la misère et le châtiment. Emporté par le rythme des années, il n’avait jamais pris le temps de se poser LA question. Maintenant qu’il est un grand garçon. Maintenant qu’il tente de voir la vie autrement, de faire son propre bilan. Qu’est ce que la vie en terminaison?
Il fut un temps où la vie était plus commode. Une époque durant laquelle l’obligation de briller n’était pas à la mode. Mais hélas, le bon temps, comme toujours, s’écoule hâtivement malgré les intempéries. L’ère de l’agrément éternel s’est brusquement évanouie ; le bienêtre s’en est allé sans prévenir, laissant place aux devoirs et aux conditions. De nos jours, il est si rare de trouver la paix. Il tient presque du miracle d’être heureux à tout jamais. Nul ne peut prédire un avenir prometteur à moins d’avoir un père milliardaire, mais encore faut-il en être fière. Il faut se fier aux éventualités. Et ce n’est surement pas les charlatans qu’on traite de mediums qui vont édifier nos destinées. Les envies, et les contraintes ne peuvent que se mêler.car le but dans cette vie est un doublé. Etre heureux et être riche, mais l’amour généralement, on s’en fiche. Cependant tout est relatif.
Avant de sombrer, en cherchant son propre style. Avant de perdre la foi en essayant de se trouver, de surmonter le rejet. Avant de dérailler en suivant des sectes aux croyances débiles. Avant d’ouvrir ses veines et de se suicider, il faut d’abord prendre le temps de voir et de constater. La mort ne le rendra point plus vivant, ni même plus marquant. Ce n’est pas ainsi qu’il gagnera son estime, ce n’est pas ainsi qu’il prouvera qu’il est important…Ce n’est que fébrilité. On dit que la vie vaut la peine d’être vécu. Ça vaut ce que ça vaut mais concrètement, la vie est se donner autant de peine même si son cœur l’a brutalement abattu. Misérable gothique farfelu ! Le cœur a ses raisons que la raison ignore. La raison, il l’a perdu. L’autodestruction, c’est loin d’être mignon ! S’en était-il aperçu ?

