Save the last “post” for me,
14 05 2008Je tiens à préciser que je ne suis ni artiste, ni philosophe, ni magicien, ni alchimiste, ni un grand homme. Je suis l’adolescent qui suit l’homme que je pourrai être. Dans mes blogs, je ne fais que penser à haute voix. C’est mon choix. Je ne cherche nullement et nulle part la vérité qui ne peut exister qu’ailleurs. Au moins, j’admire la beauté partout où elle peut se trouver et sous toutes ses formes et toutes ses couleurs. C’est pour cela que je considère que c’est une erreur grave de négliger la valeur artistique, sémantique et lexique du contenu de ce blog.
Je me rappelle d’un vieux commentaire sur blog-bang, celui de Setsuna -le sage-, qui a chatouillé un peu mon esprit malsain et a gagné l’appréciation de Mr. Affrikkanovic :
Setsuna . a dit…
Je fis un jour une fort singulière expérience, celle de lire deux fervents philosophes qui débattirent de choses et d’autres, mais surtout des autres. Comprenez moi bien, les choses c’est l’utile, les autres, c’est ce qu’il l’est pas.
Nos deux fringants philosophes débattirent donc de l’amour, chose bien mystérieuse il faut le dire, du pouvoir que détient le sexe fertile, chose incontesté il faut l’avouer, des peurs d’avant (ou celles d’après), chose bien inutile il ne faut point le contester.
Ils n’évoquèrent guère les basses réflexions, ces réflexions qui ne sont que les esclaves des choses de ce monde, ces réflexions qui ne sont que d’utiles promesses au peuple implorant. Je parle bien évidemment de sujets aussi futiles qu’une guerre, aussi insignifiants qu’une liberté (fusse-t-elle religieuse, ou politique), aussi puérils qu’une misère, de celles qui frappent un peuple et lui arrachent humanité et honneur.
Non, nos philosophes ne s’abaissent points aux résidus souillés de ce bas monde. Non, nos philosophes philosophent sur les philosophies trop philosophiques pour être utiles.
Laissons nos donc chers penseurs à leur salutaires réflexions et proposons une idée fortuite et vaine : Une réflexion n’a qu’un seul but, celui de trouver un jour une réponse et donc une utilité. Exposer nos peurs n’aidera jamais quiconque à dépasser les siennes, de même qu’étaler nos croyances ne débarrassera jamais quiconque des siennes. Imaginer au contraire une solution, réaliste si possible, irréaliste dans le cas contraire, fournira au peuple la matière dont il a besoin pour résoudre un de ses maux. Sinon, cette solution aura toujours le mérite d’exister.
Philosophes, jeunes et vieux, vivants ou morts, à quoi vous sert la vaine recherche d’une vérité insaisissable, ou encore l’inutile quête qu’est l’expression de vos futiles sentiments, alors que toute cette énergie que vous déployez pourrait aider le monde à évoluer, alors que cette énergie que vous déployez pourrait aider à trouver une issue, peut-être pas la meilleure, mais sûrement meilleure ?