Hasta siempre!

23 10 2007

J’ai le mérite de côtoyer les langues la plus longues au monde, des personnes qui use de ce muscle pour alterner entre les mots et les maux, qui font d’elle leur meilleur atout et leur plus grand défaut. En abusant d’elle, ils raniment les complots et ils confirment tout ce qui est faux. Cette langue symbolise leurs richesses et leurs détresses… La langue de chaque nation, par contre, est un don précieux. Cette aptitude de parler et d’agencer la communication et la compréhension sépare d’un petit poil l’homme de l’animal et assure l’union.

En faite, ce petit poil là fait la différence entre le silence et l’indifférence, entre l’insatisfaction et l’incompréhension, entre l’envie et les contradictions, entre la rupture et la conclusion. La clé est la communication car son absence engendre l’égarement… Chacun communique dés lors à sa façon, en utilisant son propre langage et sa sale langue. Pour demander des nouvelles de quelqu’un, on lui jette un « Ahla ça va ?! » ensuite, on s’en va. Comme si, il allait nous contredire s’il n’allait pas bien, comme si, on ne s’en foutait pas et comme si son état nous bouleversera.

La loi du mystère et de la coupure de transmission est fatale aux sentiments. Car lorsqu’on ignore le désire d’autrui, lorsqu’on vis dans le flou totale et l’incompréhension, on perd le contrôle et on devient con. Quand on s’habitue à l’incertitude et l’hallucination et quand on doute des sentiments ; on fini par se lasser et perdre l’orientation. On ne trouve plus la patience et le bon temps. On oublie cette flamme qui ranime le désir de se battre, on perd la faculté d’entendre et de débattre. A ce moment là, la langue et les langues ne servent plus à rien… Parler est tout ce qui importe et sans le faire, on perd ce doux repère. C’est là ou les langues se mélangent et les langues s’allongent. En recroisant quelqu’un qu’on ne trouve pas, on remémore les bons moment qu’on ne regrette pas et on lui jette un « Hóla !» suivis dans nos cœurs d’un « Hasta siempre »ou d’un “Hasta la vista”.





« Phil » ou « Sophie »

19 10 2007

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Dans son jardin secret, il a planté du lilas, du lys et des roses et les a arrosés avec ses larmes. Sans espoir ni armes, il s’est battu seul au milieu des cauchemars. Jusqu’au jour où il a eu de la visite sauf que ce n’est pas lui le docteur mais le patient. Le jour où elle est venue, la foudre a frappé deux fois au même endroit, deux sans trois. Elle a frappé la porte de son cœur et à la porte de son jardin. Elle est entré par effraction dans son jardin enfermé, et y a ramené avec elle un peu de tout : du courant d’air dans son esprit, du courant dans l’air à travers ses cheveux, de la lumière du jour dans ses yeux, mais aussi les vices et les cieux, les vice-cieux et les vieux cieux, ainsi que les ciels bleus, la chaleur du soleil dans son cœur, la plaine de miel dans sa salive, la lune pleine en son visage et les étoiles qu’il passera mille et une nuits à les compter, lui qui ne savait pas qu’à chaque fois ou il en finissait avec elles, quelques unes seraient déjà bien filantes. C’est un des jardins suspendus, celui où on se trouve quand on est perdu et on se perd une fois retrouvés, là où les fleurs éphémères s’entretuent pour survivre, survivre pour passer de l’autre côté des mains, elles qui n’existent que pour Elle. Les fleurs du mal, bien qu’elles se périssent par le temps, elles vivent pour revivre leur résurrection grâce à Ses doigts du bien. Dans ce jardin tropical, il vit chaque jour, le jour au jour, son voyage exotique vers sa mer morte qu’il devrait boire un jour ou l’autre pour pouvoir, juste La revoir. Rien à avoir, avec sa vie de matrice, bourrée de préjugées, -un printemps est tout sauf son automne-, monotone, grise, toujours mal-comprise, écrite par une langue morte, « déceptionniste » et jugée trop réaliste.

Les seules choses normales dans ce jardin paranormal sont la verdure et les vertus. Le reste ce sont quatre murs hauts avec des secrets gravées au-dessus, bâtis avec des fragments de souvenirs d’adolescence collés entres elles par une mémoire juvénile. Le passé passé, mais bâtir le future pire par pire, de mieux en mieux, c’est un jeu d’enfant, l’enfant des dieux, le puzzle d’une vie ou mélange de déjà-vu, de rêves et de déceptions. Le plafond, c’est le septième ciel, jusque là inexploré…ceux qui y sont déjà allés sont soit passé au paradis d’Eve par sa huitième porte, soit tombés de haut, mort-vivants, déçus par une première-fois qui a effacé l’avant-première et qui tuera le charme de ses suivantes.

Lui, « Phil », n’est ni roumi ni soufi mais il l’aime. “Il est frappé contre Sophie Marteau”, il la veut coûte que coûte, croûte par croûte. Il aime la fille plus que la vie, la fille qui n’appartient à personne et sa vie qui appartient à lui seul. Sophie c’est la fille et la vie. La déesse immortelle, une femme mortelle. Sophie est le sophisme dans tous ses états. C’est un ensemble de mystifications et surtout de sophistication. Sophistiquée comme toutes, sophiste comme personne. C’est ce qu’il y a de moins réel dans l’irréel et de plus irréel dans le réel. Une maitresse mais aussi une bonne enseignante. Aimer, ça fait oublier le repos, chasser le sommeil, invite le bonheur occasionnellement et apprend à penser. Penser à quelqu’un ça donné appétit de penser à tout. Sophie elle-même, par son égo existentiel et toute son existence égoïste n’est pas aussi importante que la façon avec laquelle on doit l’aimer. Et la meilleure façon de le faire, d’aimer une Sophie, est celle qu’a trouvée Phil : c’est celle qui sort du quotidien et rompe avec l’ordinaire et fracasse la routine tout en coupant sa route comme un gâteau d’anniversaire 0.





Enigmatique

17 10 2007

Lorsqu’il décida pour la première fois de lever les yeux vers le ciel et de le voir d’un autre œil, il avait en tête une idée bien précise : trouver sa bonne étoile.
Il guetta donc avec envie et désir la lumière qui illuminait son ciel mais il s’aperçut qu’il finissait à un moment ou un autre par s’assombrir, entre deux jeux de lumières … Il en a comme même vu passer quelques unes, mais ces étoiles là, finissaient toutes par filer, sans qu’il eu le temps de faire un vœux. Et vint par la suite le jour où il la trouva par divinité céleste parmi les cieux. Il sut immédiatement qu’elle était la bonne sans savoir pourquoi. Lui et sa bonne étoile à moitié filante étaient compatible puisque que son bonheur tenait entre ses faisceaux et autour de son éclat, et que son malheur aussi était du même combat. Quoique pourquoi ? Quel est ce pouvoir divin qui déposa son regard sur elle ? C’est elle, parcequ’elle n’est pas seulement belle. Elle, qui est une étoile si énigmatique, si mystérieuse et si lumineuse est tout simplement,celle qu’il n’arrive pas conquérir, ni à cerner mais c’est la seule qui brille dans son ciel. C’est, elle l’inéquation et l’ensemble sans solutions. Elle, le grand  point d’interrogation qu’il aime tant. Elle est la différente indifférente, l’inconstante et la nonchalante. Elle est la courbe croissante et décroissante ; La très haute pente. Elle est à l’origine de toutes les constellations. C’est elle, parcequ’il aime les mystères et les troue profond ; c’est elle car il ne voit qu’elle et qu’il cherche la clé et la solution. C’est plus qu’une étoile… c’est un soleil frigorifiant.





“Loi de qu-long”

17 10 2007

Comme par hasard j’ai mis -dans ma playlist winamp- cette chanson : DMX – why do good girls like bad boys ?! et en pensant parallèlement à ce que je vais faire en ce qui concerne mon “incompréhensiontotale des cours de physie/chimique, une théorie m’est montée jusqu’à l’esprit, comme ça !

La loi dit : (admis en anglais ça fait : add me)

Deux amants de même nature se repoussent.

Deux amants de natures différentes s’attirent.

Ça explique pourquoi dans quelques couples, tu peux trouver l’association d’un Azreg et d’une Blonde ou un Blond et une 3afcha (3afsa quand tu ne prononce pas le « s »), bon après tout c’est une question de couleurs et de gouts. Chacun est libre dans ses choix. Si vous n’avez rien saisi, lisez les paroles de « why do good girls like bad boys ?! » de DarkManX.

Entre deux amants, un champ émotionnel se crée.  Ce champ est sacrée et secret voire sucré.

[« Chaque fois qu’un homme et une femme se retrouvent seuls, le diable est automatiquement leur troisième » comme a dit Marylin Manson dans Eat me, Drink me ; « You and me and the devil makes three » implique le champ émotionnel est l’œuvre de Satan]

Chacun possèdes deux « côtés », différents : Pile et face. (Sans tenir en compte les faces cachées.) Pour les amants en U la face c’est le visage et pile c’est les fesses. Chez les amants droits, pile ou face c’est pareils et parfois même c’est très, droit. En fin de compte, il faut mettre le bâton de bonite dans sa place. Deux corps frottés à l’ombre créent de l’amour. Le frottement dégage de la chaleur.

Quand deux amants se croisent on dit qu’une attirance physique existe forcément.

La première phase du coup de foudre est toujours l’interaction de deux regards lumineux.

Les coups de foudre assommants, dont la puissance est importante, peuvent provoquer des dégâts plus importants, comme se faire mal en tombant amoureux.

Mais il suffit que les charges interviennent que tout devient à l‘envers. Un excès de charges est toujours négatif parce que de l‘autre côté le défaut sera marquant. « Le bonheur a deux, ça dure le temps de compter jusqu’à trois ».

Pour éviter d’être foudroyé :

Il faut :

  • Se tenir à distance des corps féminins
  • Lorsqu’on est en groupe, se tenir à 10 m les filles des garçons
  • s‘éloigner au max des endroits isolés de garçons
  • se ridiculiser, se faire moche pour éviter d’être mater par les filles
  • dans la rue, se rouler le cache-col, porter des lunettes solaires, col mentant, pour offrir le moins de surface aux  
  • au lycée, ne pas quitter les salles de classe, s’éloigner des toilettes guettées par les filles et s’abriter sous un préau convenable
  • dans une maison, éviter pendant une conversation au téléphone ou en ligne, de regarder des filles en webcam, télécharger des séquences ou films prohibes, prendre un bain chaud ou utiliser des appareils de 7h:30 (c’est une longue histoire!)

 

pour plus d’info consulter le manuel de physique des troisièmes année sciences.





L’eau oxygénée

14 10 2007

On n’arrête jamais de le répéter, de le crier, de l’apprendre aux écoliers : la Tunisie a une position stratégique grâce à la mer qui l’entoure de deux cotés ; mais encore faut-il savoir qu’après l’été, ce pays disparaît comme par magie, sous la boue et les eaux que l’hiver a déposé. Les satellites l’ont prouvé : A partir du mois d’Octobre, il n’y a plus de Tunisie sur le globe terrestre. On arrive à bien voire l’Algérie, la Libye et tous les autres pays mais pas de Tunisie ; niet ; rien de rien; comme si elle n’existait plus… Les chercheurs se sont alors, récemment, intéressés à ce phénomène surnaturel et il paraîtrait que cette plongée s’explique par le faite que notre pays contrairement aux autres nations, n’arrive pas à flotter sur l’eau de la pluie. Leurs recherches ont ainsi abouti à une explication très banale : la Tunisie est un pays fait pour couler.

Evoquer le terme ‘‘inondation’’ ou ”erreur d’infrastructure”est donc un peu exagéré, puisqu’ils ont prouvé que notre immersion n’est sûrement pas la faute aux égouts tunisiens qui rejette leurs eaux (propres) au lieu d’absorber les courants de pluie, ni la faute aux tunnels qui ingurgitent l’eau et font l’impossible pour le garder le plus longtemps possible. C’est donc inutile de se plaindre et de pleurer ceux qui ne savent pas nager car la pluie tombe du ciel mais aussi se relève du sol et jaillie de nos pieds pour nous irriguer.

Le naufrage de la Tunisie se fait, chaque année, sans pitié. Il ne tolère ni aïd, ni Saint-Valentin ; car quand c’est l’heure de couler : on coule et sans discuter ; puisque « après l’heure ce n’est plus l’heure » (slogan de notre cher peuple et de sa ponctualité).

Nous sommes donc les seuls humains sur cette terre qui mènent une vie sous-marine durant l’hiver, en attendant la fin des précipitations. Nous sommes les seuls à refaire surface avec le beau temps. Nous avons aussi la seule mer dans le monde, qui voit des vagues de merdes se lever, lorsqu’elle est agitée. Nous sommes les seuls poissons qui utilisent des pieds. Nous sommes les recordmans de la plongée. Nous avons aussi les meilleurs nageurs mondiaux et les meilleurs souffleurs, car depuis son enfance, le tunisien a appris à maîtriser les 1200 kilomètres nage libre et 600 kilomètres papillon mais on lui a aussi enseigné la respiration sans poumons et la préservation de son souffle durant aux moins un an (sa formation s’est faite sans l’usage ni de palmes, ni de masques, et surtout sans bouteilles d’oxygènes, ni de combinaisons).

Si le tunisien est radin, c’est parce qu’il côtoie les tentacules. Si les tunisiennes aiment porter des habits minuscules, c’est parce qu’elles ont été des sirènes sans crépuscules… Et si un tunisien ne sait pas nager, et bien il mourra noyé comme les regrettés de l’Aïd qui sont mort en costumes, mais dans leurs véhicules.





DJ Na5la…

5 10 2007

Lorsqu’on cherchera l’originalité on évoquera forcement cette communauté de gens distingués aux multiples personnalités ; cette foule de connaissances qui se fréquentent et se mélangent, en attendant d’être séparés et que DJ Na5la a rassemblé. Alors afin d’entrer dans le camp convoité des amis bien aimés, chacun endosse un nouveau rôle, et accroche une belle banderole afin de participer au concours du rebelle le plus drôle. Alors on joue le rôle de celui qui se fait un trou pour rigoler, celui du malade fou qui pousse des cris incontrôlés et qui aime se faire ridiculiser, celui qui est mou et qui a l’air d’être abondonné ; celui du crocodile difficile à digérer qui fait 7 mètres de hauteur tout en etant penché ; celle avec des boucles d’oreilles de prostitués et puis des rôles plus classiques pour les habitués comme celui du salop qui ne fait que se surpasser dans la méchanceté et en plus avec fierté ; celui qui est fumeur aux yeux bleu qui prend tout les risques pour se rebeller ; celle qui se fait désirer et qui joue les fâchée à cause d’histoires casse-pieds ; celui qui met, dans un blog, ses photos privés ou il est en grâce et bien dandiné ; celui qui fait le penseur et abuse de la bonté, qui réfléchi et écrit sans s’arrêter ; celle qui change d’habits et de coupe de cheveux au même temps qu’elle cligne des yeux ; celui qui sautille sans le vouloir et qui ridiculise toujours ses amis ; celle qui connaît ses responsabilités et que tout le monde envie ; celles qui ont laissés un vide énorme lorsqu’elles sont parties ; celui au long cou, avec la malice d’un loup qui ne fait que des bêtises mais qui s’en fou ; celle qui répare le tout et qui donne à la vie un autre goût ; celui qui est tellement long qu’il ne voit plus ses pieds, qui adore le ‘‘ya’’ et qui n’arrête jamais de le prononcer ; celui qui chuchote en criant, qui dénonce en cachant et qui, en parlant tout bas s’aperçoit qu’il est en train de hurler ; celle qui a visité le globe terrestre en entier et qui a pris l’habitude de toujours pêter ; celui qui aime l’allemand et grâce à dieu ça nous a tous sauvé ; ceux que j’ai malencontreusement oublié et enfin celui qui est en train de taper, qui est loin d’être parfait et qui se donne avec insolence le droit de juger, oubliant qu’il est le premier à suivre ces vagues de personnalités et plonger avec elles dans l’attachement.

L’homme est fait pour être en communauté, c’est à lui d’apprivoiser ses amitiés et de gérer. Il les intègre et désintègre selon sa personnalité. Il a souvent pris l’habitude pour parler de ceux qu’il aime bien en citant leurs qualités ; mais pourquoi, pour une fois, ne pas changer ?