J’ai le mérite de côtoyer les langues la plus longues au monde, des personnes qui use de ce muscle pour alterner entre les mots et les maux, qui font d’elle leur meilleur atout et leur plus grand défaut. En abusant d’elle, ils raniment les complots et ils confirment tout ce qui est faux. Cette langue symbolise leurs richesses et leurs détresses… La langue de chaque nation, par contre, est un don précieux. Cette aptitude de parler et d’agencer la communication et la compréhension sépare d’un petit poil l’homme de l’animal et assure l’union.
En faite, ce petit poil là fait la différence entre le silence et l’indifférence, entre l’insatisfaction et l’incompréhension, entre l’envie et les contradictions, entre la rupture et la conclusion. La clé est la communication car son absence engendre l’égarement… Chacun communique dés lors à sa façon, en utilisant son propre langage et sa sale langue. Pour demander des nouvelles de quelqu’un, on lui jette un « Ahla ça va ?! » ensuite, on s’en va. Comme si, il allait nous contredire s’il n’allait pas bien, comme si, on ne s’en foutait pas et comme si son état nous bouleversera.
La loi du mystère et de la coupure de transmission est fatale aux sentiments. Car lorsqu’on ignore le désire d’autrui, lorsqu’on vis dans le flou totale et l’incompréhension, on perd le contrôle et on devient con. Quand on s’habitue à l’incertitude et l’hallucination et quand on doute des sentiments ; on fini par se lasser et perdre l’orientation. On ne trouve plus la patience et le bon temps. On oublie cette flamme qui ranime le désir de se battre, on perd la faculté d’entendre et de débattre. A ce moment là, la langue et les langues ne servent plus à rien… Parler est tout ce qui importe et sans le faire, on perd ce doux repère. C’est là ou les langues se mélangent et les langues s’allongent. En recroisant quelqu’un qu’on ne trouve pas, on remémore les bons moment qu’on ne regrette pas et on lui jette un « Hóla !» suivis dans nos cœurs d’un « Hasta siempre »ou d’un “Hasta la vista”.


