La liberté d’expression n’est pas un sujet nouveau ou un sujet tabou. D’ailleurs le tabou ne va pas avec la liberté de s’exprimer comme le tabac ne rime pas avec bonne santé. Dans l‘histoire de l’église catholique, ceux qui se sont exprimé librement on les a tués puis on a prié le libera sur leurs âmes ainsi que celui de la liberté. D’autres tranches de peuples ont laissé leurs désirs, fantasmes et plaisirs s’exprimer librement. Ils voient la liberté d’un œil enfantin et ont fini par devenir libertin. Et parfois l’honneur, la vie, les principes, la famille…valent mieux, beaucoup mieux que la liberté d’expression. Il y a d’autres droits de l’homme plus évidents et plus importants que la soi disons « liberté d’expression ». Il y a tant de choses qui doivent venir avant. En plus la liberté de l’expression ne dépend pas de la manière avec laquelle on s’exprime plus que ce qu’on veut exprimer. Et quand on peut exprimer une seule chose de plusieurs manières pourquoi l’exprimer de la manière la plus « dangereuse » ? Est-ce parce que c’est la plus facile ou rapide ?
Il y a des lois à l’expression, des limites et des lignes rouges. Le problème n’est pas là, mais dans le fait que ces limites varient : s’élargissent ou se restreignent selon « la nature », « le lieu » et les autres facteurs dont dépend l’expression.
Une de ces lois : « On ne peut pas plaire à tout le monde » ça c’est vrai, mais la vie m’a appris qu’il faut parler à chacun avec le langage ou la langue qu’il utilise et comprend : pour danser avec quelqu’un on ne peut que recourir au langage physique ou celui du corps. Entre celui qui joue du violent et celui qui l’écoute : il y a la musique. Entre celui qui la joue violent et le violé : il y a de la violence. Quand le joueur de violent, termine son tour le téléspectateur applaudit ça fait de la musique, or c’est le même langage utilisé et compris par le premier donc ça fait un message d’appréciation codé. Dans l‘autre cas, le langage utilisé n’est pas la musique ni même le silence c’est la violence car quand quelqu’un de violent viole un autre, il n’y a qu’un seul espace pour la compréhension celui de faire comprendre le violeur qu’on a compris, comment ? violemment bien sûr. Attention : ces propos ne sont pas là pour encourager la violence sous aucune forme mais elle mettent en cause « la violence justifiée ».
Je vois que j’ai très vite passé de l’expression à la communication, et ça prouve la complémentarité entre les deux. Il n’y a pas de communication sans expression et expression sans communication. Quand on exprime une idée, notre premier but c’est la communiquer à autrui. L’autre à son tour s’exprime à sa manière et l’acceptation et le refus sont des expressions d’un état, d’une opinion qui peuvent être exprimés sur le visage d’abord, et sur d’autres support par suite. Donc l’idée exprimée dans le message communiqué peut être acceptée ou refusée par le destinataire ou l’autre.
A l’échelle individuelle : est-ce qu’on a le droit de laisser nos désirs, fantasmes, émotions et sentiments s’exprimer librement?
Au sein d’une famille, est-ce qu’on a le droit de s’exprimer comme on veut quand on veut devant nos parents ?
De point de vue religieux, est-ce qu’on peut parler de Dieu, des croyances librement ?