Kékétte,sous anesthésie…(2)
27 06 2007Les jours se suivent et se ressemblent pour Kékétte. Lui, qui n’accorde pas d’importance à l’animation de ses journées et qui assemble à l’instinct les morceaux de sa vie. L’important dans cette histoire n’est pas la musculation, ni ce qu’elle entraine. Car son obstination, son entêtement et l’accident qu’ils engendrent sont seulement des éléments déclencheurs de la remise en question et de la guerre de convictions qui a eu lieu dans la tête de kékétte. L’accident, lui, il est plutôt banal : à force de vouloir se surpasser, kékétte s’aperçu un beau jour, en se regardant dans la glace, qu’une de ses cotes est sortie du lot et qu’elle voit désormais clairement le jour. Il fallait donc surmonter les regrets et réparer les dommages de sa stupidité. Et presque comme dans “Monopoli” Kékétte doit reculer de plusieurs cases et s’arrêter obligatoirement dans la case Hôpital et y subir une opération qui lui permettra de revenir à la case départ.
Certes, l’incident n’est pas très grave et ne provoquera pas la mort de Kékétte, mais en revanche, il a le mérite de chambouler les normes de gravité de son l’esprit et son sens de la vie et c’est ici ou se trouve le cœur de l’histoire entant donné que tout ce qui précède ne représente qu’une longue introduction dans le vif du sujet, une sorte d’échauffement.L’histoire commence réellement maintenant!… Aujourd’hui, Un beau Lundi… à l’instant, Kékétte est sur la table d’opération entouré par des habits verts qui s’agite autour de lui et illuminé par les rayons aveuglants que lui jettent les énormes projecteurs de la salle d’opération, depuis le ciel. On cherche avarement dans sa gigantesque main une toute petite veine dans laquelle on va injecter l’anesthésie. On lui demande alors de serrer le poing, mais ce n’est nulle un triomphe. Il se rend compte qu’il le serre pour la première et peut-être dernière fois et qu’il n’a jamais eu l’occasion au-par-avant de le serrer en célébrant une réussite qui lui est, vraiment, due. Cette scène déclenche brusquement une guerre de pensées instantanée, dans sa tête. À cet instant précis, ce qu’il ressent est maléfique et unique à la fois; ce cadre spatiotemporel lui inspire tout simplement la vie.Dés que l’anesthésie commence à monter dans ses veines, Kékétte entrevoit le film de sa vie et ce qu’il en a fait, se défiler et y plonge tel un naufragé. A présent, entre deux monde, tout se mélange dans sa tête. Le rouge, le noir, le désespoir, Le dalaï-lama, Pamela, son chirurgien, son poing, sa côte, ses journées, son identité; c’est le flou total dans son cerveau.
Jusqu’à maintenant Kékétte a pris l’habitude de se réveiller chaque matin, sans fautes; c’est devenu une sorte de formalité pour lui… S’il croise un miroir, il ne croise pas un visage défiguré…Lorsqu’il vise banalement un objet, et bien, il arrive tout simplement à le voire… Lorsqu’il décide de marcher, il le fait sans problèmes… De plus, son cœur pompe régulièrement la totalité du sang et fléchit toujours autant quand Kékétte est auprès de sa bienaimée… Ses deux parents qui, eux, sont tout deux en vie, seront bientôt à ses chevets et son ami philosophe demandera de ses nouvelles d’affilé…En cas de survie, il rentreras là ou il pourra trouver de l’eau et un lit chaud et puis dehors, il ne sursautera pas, à cause des bombardement qui n’en finissent plus. C’est ici que la moralité s’éclairesit, puisque lorsque Kékétte est chez lui en paix, ou bien lorsqu’il se sert de ses yeux, utilise son cœur ou même ses pieds, lorsqu’il profite tout banalement de la présence de ses parents et de ses amis;finalement, lorsque Kékétte est simplement en vie, Kékétte ne se sent ni satisfait ni comblé.
Finalement, Kékétte est un enculé et cette opération même si elle ne l’a pas tué, lui a tout de même couté la peau des fesses et surtout elle lui a remis les idées bien en place.
Commentaires : Aucun commentaire »
Catégories : Insolite, tphalsiphosophie

