Je reviens toujours au jour où on m’a dit que je suis borné. Que mon esprit est comme une boite de conserve qui n’a pas d’ouverture facile. Mais l’ouverture d’esprit ce n’est pas facile. Et celui qui regarde le monde derrière une fenêtre fermée est comme celui qui l’a déjà ouverte, non ?! Mais maintenant, je sais très bien que ma tête est bien aérée, c’est le martyre même de mes réflexions, la victime de mes nuits blanches, le fruit de mes textes noirs, elle a été fusillée plein de foi par mes idées folles et mes folies d’idées lors de mes voyages au monde du merveilleux. J’ai fait le serment de bien réussir mon discours qui n’est pas supposé être vu comme un sermon.
Je suis un enfant qui aime les jeux de mots, un adulte qui sait très bien qu’il ne faut pas jouer avec les maux. Ecrire c’est quand le cœur est las mais l’esprit est là. Pour moi c’est devenu une habitude mais resté un événement. C’est l’occasion d’improviser à chaque fois. Je suis libre, j’écris. J’écris, je suis libre. En plus, ma muse m’amuse. Parfois elle m’oblige à employer ma ruse : c’est-à-dire, pour arriver à mes desseins, je suis prêt à brosser tous genres de dessins, pour évoquer telle ou telle chose je n’hésite pas à invoquer les morts et les vivants, Dieu, les prophètes et tous les autres. C’est un peu South Park version textuelle française et littéraire. Et pour ceux qui ont comme principe de lire pour se nourrir je leur dis attention à l’obésité. Un lecteur avide n’est pas toujours un écrivain habile. Et un écrivain doué n’est pas obligatoirement un lecteur habitué. La culture, le savoir ne sont pas enfouis dans les pages de bouquins mais ça ne veut pas dire qu’il faut qu’on s’enfuit des livre ni qu’on en soit ivre. Il faut dans tous les cas chercher l’humour, en commençant par prendre la vie un peu trop à la légère et elle sera plus légère à vivre. C’est l’art de distribuer le rire et de dessiner les sourires, celui des rimes, paronymes et homonymes qui se mélangent pour remplacer le mime.
Dans mon crâne, j’ai un réflectoire, un décodeur d’ondes intellectuelles et des filtres cérébraux d’idées. Le réflectoire, c’est là que mes pensées sont servies comme entrée, quand mon esprit a faim et l’encre est donnée pour dessert car mon stylo a soif. Le décodeur, c’est pour avoir les idées claires, voir la vie plus claire et avoir l’image en claire pas comme Canal +. Ces idées que j’ai en tête en couleurs je les transforme en noir et blanc, noir sur blanc. Ces choses abstraites transpercent ma cervelle, des images défilent devant mes yeux, les mots me sautent à la langue et leurs sons raisonnent dans mes oreilles. Et il y a ces mots clés, qui m’ouvrent toutes les portes du rationnel et du fictif. Elles décryptent les masses obscures que j’ai, ces notions énigmatiques qui font la couleur grise de mon cerveau. Mais l’intelligence n’a jamais été grise, ni rouge, elle n’a pas de couleur. Les lettres sont un excellent moyen pour traduire l’homme, ce qu’il pense, ce qu’il ressent et tout ce qu’il l’entoure. Et la langue c’est ce traducteur, ce génie qui peut parler toutes les langues et qui peut tout dire jusqu’à ce qu’il n’y aura plus rien à ajouter. C’est en ce moment là que les mots cesseront d’exister, quand ils n’auront rien à faire au monde des hommes. Ils seront des orphelins perdus entre espace et temps. Prenez une part de la responsabilité, commencez par la votre. Adoptez-les, optez pour la créativité et la création. Une idée est ce qu’il y a de plus personnel ! A quoi sert une idée si ce n’est pas à parler de son maitre et l’aider à réaliser ses ambitions. Tes idées c’est ton identité ! Faites vous une opinion, joignez vous à la critique, du côté du critiqué ou celui du critiqueur, construisez vous une idéologie. Vivez avec cette philosophie, vivez de cette doctrine…faites de vos convictions et vos dogmes votre vie. Croyez fort en vos idées, il faut avoir foi en elles. Une idée originale peut vous offrir la notoriété et voire l’immortalité alors pensez à offrir un peu de temps à vos idées. Les mots sont là pour les idées, les idées sont là pour vous, vous êtes là pour convaincre, pour tout vaincre. Dites non à l’esclavage mental !
Et tu sais l’ami, Raul et Lee ne t’ont pas menti. Picasso est un peintre Espagnol, Confucius est un penseur Chinois. L’un comme l’autre sont des citoyens de ce monde, des hommes à part entière et non pas entièrement à part. L’artiste est un philosophe, le philosophe est un artiste. Alors qui est entre nous deux le philosophe et l’artiste ? Je crois qu’on a les deux aspects, on est encore humain…pourvu que ça dure !
Nous deux, nous faisons que nous poursuivre et pour nous suivre il faut nous poursuivre.